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ONLY BE BARCELONAIS

Only Be Barcelonais

Cours de catalan a Barcelone

Cata-quoi? Catalan! Bien que les habitants de Barcelone parlent espagnol, c’est la capitale de la Catalogne, où règne le catalan. De nos jours, environ 9,2 millions de personnes parlent cette langue. Des connaissances en français, en espagnol ou en italien peuvent faciliter sa compréhension et son apprentissage mais ne sous-estimez pas la difficulté de cette langue si charmante. Pour que tu comprennes mieux, commençons avec des jeux de mots : “Setze jutges d´un jutjat mengen fetge d´un penjat.” Le « j »se prononce comme le son [d?] qui ressemble au son du « g » de régime ou du « j » de mots anglais comme « just ». On pense que cette phrase fut utilisée comme signal pendant le siège de Barcelone, en partie pour sa difficulté de prononciation. Ou encore “Plou poc, però pa lo poc que plou plou prou.” Prononce le « ou » ainsi [ow] .Cette phrase signifie qu’il pleut beaucoup mais suffisamment. Un jeu de mots infantile termine ainsi : “En Paños li va dir a en Pinxo: vols que et punxi amb un punxó? I en Pinxo li va dir a en Panxo: punxa´m però a la panxa no.” Un autre exemple difficile, mais le joueur du Barça pourra t’aider. Le x [t?] se prononce comme « cha » de Cha-cha-cha. Xavi se dit comme Chavi. Maintenant que tu connais quelques sons, il ne te reste plus qu’à familiariser tes oreilles ! Le rock catalan est un genre très connu, il te suffit de jeter un œil au MySpace du groupe appelé Toquem Fusta, un nom qui signifie « nous jouons du bois...

The Rocky Horror Picture Show a Barcelone

Si tu n’as jamais entendu parler du film culte « Rocky Horror Picture Show » et de son audience historique, sache que tu es sur le point de manquer l’une des fêtes les plus déjantées et amusantes qui existe sur cette planète…Alors laisse-toi séduire par le phénomène Rocky et découvre le mythe à Barcelone. « Rocky Horror » est une comédie musicale britannique née au début des années soixante-dix qui parodiait les traditionnels films d’horreur et de science-fiction, avec en plus, une touche de glamour qui chassait les peurs et détendait l’atmosphère. Le succès de la comédie musicale entraîna la création de son adaptation cinématographique en 1975, avec Susan Sarandon dans le rôle principal. D’un point de vue artistique, il est vrai que ce film n’est pas un chef-d’œuvre, mais rien n’égale son humour, son imagination, ses chansons vaseuses et son esprit transgresseur. De plus, c’est le premier film qui met en scène un personnage travesti, le Dr. Frank´n´Furter (interprété par Tim Curry), mais pas dans l’intention de faire rire la galerie. Bien au contraire. Au lieu de concevoir le rôle du travesti comme un brin de comédie, comme Hollywood avait l’habitude de faire à cette époque, il est représenté comme un personnage fort et agréable, qui conquit le coeur de tout le public. Il faut le reconnaître, le film fut un véritable échec commercial, mais un extraordinaire film culte qui fut projeté dans le monde entier, dans les petites salles de cinéma aux alentours de minuit. C’est dans ce climat qu’est née une nouvelle manière d’apprécier septième art…Le public commença à interagir avec ce qu’il voyait à l’écran....

Dans le noir

Les meilleurs cuisiniers du monde adorent faire des expériences avec les aliments : ils sont sans cesse à la recherche de nouvelles recettes et de nouveaux mariages de saveurs. Mais un bon dîner dépend aussi de l’atmosphère dans laquelle on s’attable, n’est-ce pas ? Pour une soirée romantique en tête à tête avec ton amour tu ne vas pas aller au même endroit que pour un enterrement de vie de jeune fille par exemple, non ? Que dirais-tu de dîner dans le noir ? C’est un plaisir de te présenter un nouveau concept de restaurant à Barcelone : Dans Le Noir. L’idée est simple : le menu surprise coûte 39€ et le menu de la carte s’élève à 34€. Un serveur t’accompagne jusqu’à ta table, où tu t’assoies et tentes d’attraper le couteau sans te couper. Tu ne t’étais sûrement jamais rendu compte auparavant à quel point il peut être difficile de boire sans savoir où est le bord du verre. Ne t’inquiètes pas, si tu dois aller au petit coin, le serveur t’accompagne comme à la garderie. Et un autre avantage encore : quand ton verre de vin est vide, tu peux boire en secret dans celui de ton voisin, sans que personne ne s’en rende compte ! Mais ce qui nous inquiète le plus n’est pas de manger dans le noir mais plutôt de savoir ce que l’on est en train de manger. Parce que, soyons sincères, un menu à 39€ sans boisson, c’est pas donné ! Et si tu n’aimes pas ce qui est servi ? Imagine que le premier plat est le goût de salade...

Armando Andrade a Barcelone

Mardi dernier, la Chapelle du Musée d’Art Contemporain de Barcelone (Macba)  a inauguré une exposition d’Armando Andrade Tudela, un artiste conceptuel originaire du Pérou. La commissaire de l’exposition, Chus Martinez est une des organisatrices du projet. Le signe particulier de cette exposition est qu’elle a été conçue spécialement pour le lieu, la Capella. L’œuvre et l’espace architectonique entretiennent donc une relation étroite. L’œuvre intitulée « Sans Titre » (2010) est composée de deux films de 16mm, réalisés récemment par l’artiste, et d’un mur crée à partir de cadres, un passe-partout et des plaques de verre: une création où forme et contenu sont en parfait contraste. Tous les éléments présents ont été pensé pour encadrer l’image et forment ainsi une figure. A travers l’altération de la forme et de la fonction primaire de ces objets, l’artiste explore notre relation aux images et notre capacité à les situer au sein de repères culturels. Le film montre un de ces endroits où, pour diverses raisons, meubles et autres bricoles viennent s’y entasser. L’accumulation des objets entraîne une accumulation de formes non conçues par la Nature mais par l’homme, qui font partie intégrante de l’histoire du design et de l’histoire de l’adaptation de la forme à une fonction, dans le but de créer un style. L’exposition aura lieu jusqu’au 6 juin et met sans cesse en relation l’histoire de la modernité, de l’architecture et sa réception en Amérique Latine. Au-delà des projets concrets, ce qui intéresse Armando Andrade Tudela est cette osmose qui existe entre les canons de l’architecture des années cinquante et la secrète, celle que personne ne connaît. Les trois œuvres,...

Gilbert et Georgeau Malaga

Gilbert Proesch (italien) et George Passmore (anglais) sont deux artistes de talent qui viennent d’inaugurer l’exposition « Jack Freak Pictures » au Centre d’Art Contemporain de Malaga (CAC). Tout deux ont choisi la Costa del Sol comme première destination pour montrer leur travail, qui voyagera par la suite dans six autres pays européens. Ils se sont connus dans la prestigieuse St Martin’s School of Art de Londres où ils commencèrent à travailler en duo à partir de 1967 jusqu’à nos jours. Ces deux génies à l’apparence austère et conservatrice font en sorte de toucher le public le plus large possible. Leurs productions traitent de la vie, de la mort, de la sexualité, de la religion, du sida et de l’argent. En 1986, ils ont remporté le Prix Turner, une récompense donnée à un artiste britannique de moins de 50 ans, organisée par la très célèbre Tate Galerie de Londres. Le CAC expose une série de 62 pièces choisies parmi plus de 153. Le blanc, le rouge et le bleu dominent les œuvres, en référence au drapeau anglais qui est le thème central de leur admirable travail. L’exposition aura lieu jusqu’au 9 mai 2010. Selon ces fabuleux artistes, le drapeau anglais peut avoir plusieurs sens, cela dépend de la signification que lui donne chaque personne. Un détail curieux à mettre en avant est l’apparence que revêtent les deux artistes dans leurs œuvres, une particularité à l’origine de leur triomphe universel. Tu les verras en train de danser ou au contraire dans une pose très sérieuse, des pieds à la tête ou juste leurs bustes, déformés etc. Une des meilleures phrases...

Danger public au MACBA

Le 3 mars prochain, le Musée d’Art Contemporain de Barcelone –MACBA- inaugure une intéressante et polémique exposition, intitulée « Danger social. Désirs des minorités, langages et pratiques des années 70-80 dans l’État espagnol ». L’exposition comprend des photographies, vidéos, performances et comics qui nous feront voyager à l’époque de l’apparition des premiers groupes féministes, de la révolte homosexuelle, des grèves de Numax et Roca, de la désintégration du Parti Communiste, du débarquement des travestis et des transsexuels dans l’espace public, du syndicalisme, de l’apogée du transformisme comme spectacle populaire en Espagne, des premières Journées Libertaires, Canet Rock, de l’apparition de la vidéo comme pamphlet politique, de l’alliance des artistes et anarchistes du Salon Diana, des premières publications underground, de l’anti-psychiatrie, de l’Association des Prisonniers en Lutte, de l’Organisation pour la Légalisation de la Marihuana, la Fédération Écologiste. Un amalgame de lieux, faits, images, objets et artistes connectés à des espaces de création, de revendication et de résistance comme Fina Miralles, Ocaña, Nazario, Miguel Benloch, nous rappellent l’Espagne des années 70 et 80, une époque de transit entre la dictature du général Franco et l’arrivée de la démocratie. Barcelone, Séville, Madrid, Grenade sont les principaux lieux de l’action où prend forme ce roman historiographique, chargé en références artistiques, culturelles, populaires, politiques, sous lesquelles sont nées ce que l’on appelle aujourd’hui « les aspects de la politique ». Des aspects et des forces qui s’opposent aux versions officielles, qui déclaraient la mort de la politique suite à la chute du régime franquiste ou affirmaient le manque de pratiques artistiques sous Franco. Cette exposition offre un panorama qui démontre combien de richesse...

Alex Diamond à Barcelone

Visiter l’exposition d’un personnage qui est plus un « être anonyme » qu’une personne avec un visage et un nom propre est quelque peu risqué, mais aussi très excitant. C’est le cas d’Alex Diamond, un personnage crée en 2004 qui se cache derrière des centaines de corps et de têtes chevelues. On ne sait même pas si c’est un homme ou une femme. D’ailleurs, il embauche des mannequins qui l’incarnent dans ses présentations et il réunit des volontaires en uniforme pour rassembler ses sculptures, devant le regard effaré des commissaires et du public des foires d’art européennes. Mais tout ceci ne semble déranger personne. Bien au contraire, cela contribue à augmenter le succès de ce créateur excentrique, dont on sait juste qu’il est d’Hambourg (bien qu’il/elle déclare dans des interviews par mail que sa ville d’origine est Lost Vegas, un petit coin situé dans l’hémisphère droit du cerveau). Un peu bizarre n’est-ce pas? Son oeuvre est en relation avec son travail et sa représentation, mais il ne se centre jamais sur la personnalité d’un individu. Il crée des illusions avec l’aide d’éléments visuels, qui peuvent être agréables ou perturbantes. Ce personnage énigmatique a même déclaré qu’il n’avait jamais besoin de vacances parce que c’est un travailleur infatigable qui ne connaît ni la douleur ni la souffrance, il existe à travers son art. Et dans le fond, personne ne peut nier son profil d’artistes complètement déjanté ! L’exposition, intitulée ‘Don’t worry ‘bout a thing 2. Demon Circus’, est située dans la Galerie Iguapop de Barcelone jusqu’au 6 mars. Alors si tu as prévu un petit voyage à la capitale catalane,...

Rodney Graham à Barcelone

Le canadien Rodney Graham, un des artistes conceptuels les plus présents sur la scène actuelle, présente son exposition « A través del bosque » -A Travers Bois- au Musée d’Art Contemporain de Barcelone (Macba), une rétrospective qui réunit un total de 250 œuvres. Cet évènement prétend mettre fin à l’idée selon laquelle l’art conceptuel ne dépend pas de la sensibilité ni de la beauté esthétique. Le commissaire de l’exposition invite d’ailleurs le public à contempler l’œuvre de Graham comme s’il entrait dans une forêt, « afin de découvrir une beauté qui n’est pas toujours à cent pour cent visible, mais cent pour cent art ». Pendant qu’il se balade dans les bois, le spectateur pourra admirer des livres, vidéos, sculptures, peintures, photographies, installations et pièces musicales. Il y a deux sections spectaculaires qui ne vous laisseront sûrement pas indifférents. La première est une exposition de boites lumineuses contenant des photographies, des vues dans lesquelles Rodney Graham se met dans la peau de différents personnages et s’interroge sur le rôle de l’artiste dans la société. La deuxième section vous laissera littéralement bouche bée : il s’agit du film Rheinmetall /Victoria 8, dans lequel une ancienne machine à écrire disparaît petit à petit sous une pluie de farine. L’artiste canadien, né en Colombie-Britannique (1949), est considéré comme l’un des artistes les plus en vogue de l’actualité. Ses œuvres rendent toujours hommage aux personnages qui l’ont influencés le plus : Sigmund Freud, Edgar Allan Poe, Herman Melville, les Frères Grimm, Richard Wagner, Stéphane Mallarmé et surtout, Picasso, sa principale source d’inspiration. Pour l’occasion, le Musée Picasso recevra une série de compositions réalisées...

Fellini vu autrement

Si tu aimes le cinéma de Federico Fellini (1920-1993), profite de cette exposition inédite organisée par la CaixaForum de Barcelone: “El circo de la ilusión” –Le cirque de l’illusion-. Viens découvrir l’œuvre intégrale de ce génie italien devenu célèbre en 1960 avec la Palme d’Or à Cannes pour La Dolce Vita. Tu pourras la visiter de février à juin. L’exposition propose une exploration de l’œuvre du cinéaste grâce à un parcours divisé en quatre thèmes : « Fellini et la culture populaire », « Fellini et son travail », « La Ville des Femmes » et « Fellini, l’invention biographique ». Un voyage à travers les thèmes qui le passionnaient le plus comme la psychanalyse ou le music-hall, afin de révéler les secrets de sa création et d’apprécier son cinéma sous de nouvelles perspectives. Fellini était originaire de Rimini, à 19 ans il déménage à Rome où il travaillera dans une revue humoristique et écrira des textes pour la radio. C’est là-bas qu’il fera la rencontre de sa future épouse, Giulietta Masina, la femme qui partagera sa vie et sera sa muse dans de multiples films. Après avoir aidé plusieurs cinéastes, il devient petit à petit un véritable artiste et développe son propre style. Sa première œuvre s’appelait Luci del varietà (1951) et son premier succès international, trois ans plus tard, La Strada. Mais c’est avec La Dolce Vita qu’il fascine le public et que naît ce que l’on appellera plus tard, le style baroco de Fellini. Qui se caractérisé par des personnages excentriques et caricaturés de la société italienne, une narration sans grande tension dramatique et des frontières...

La Barcelone de Cerdà

Quand tu observes un plan de Barcelone, ce qui domine est une ruche de petits carrés formés par les croisements de longues et larges rues. Il s’agit du quartier de l’Eixample (Ensanche), qui s’étend et se ramifie dans la ville entière. C’est un nom catalan très approprié, étant donné que cette zone a été construite pour relier le centre historique aux villages voisins, qui forment aujourd’hui un ensemble de dix quartiers. L’ingénieur Idelfons Cerdà est l’homme qui proposa ce plan urbanistique en 1859, un dessin très moderne pour l’époque : Cerdà pensait déjà aux voitures et à la protection de l’environnement. Cette année, on fête les 150 ans du Plan Cerdà. Si tu veux découvrir l’Eixample, tu peux commencer par te perdre dans son quadrillage, mais il est fort probable que tu aies la sensation que tout se ressemble. Des édifices hauts de style moderniste, des bureaux, des hôtels, des restaurants, des magasins, des arbres, des trottoirs très larges –avec ce symbole de la fleur-, des voitures…De nos jours, c’est un quartier de classe moyenne-haute et avant tout résidentiel, mais c’est aussi dans cette zone qu’est né le quartier gay, connu sous le nom de Gayxample, situé dans la partie gauche. C’est dans la partie droite de l’Eixample que s’élèvent la célèbre Sagrada Familia, La Casa Batló et La Pedrera, sur le Paseo de Gràcia. Mais à ses origines, l’idée de Cerdà était que chaque pâté de maison forme un ensemble de résidences avec au centre, un espace vert –les îles- (connues à Barcelone comme des patios de manzanas).Dans l’actualité, il n’en reste pas beaucoup, étant donné que ces...